Ooboke

Ooboke, tout le bled: la gare, le pont, la rue et la rivière Yoshino
Ooboke, tout le bled: la gare, le pont, la rue qui serpente et la rivière Yoshino. Notre ryokan doit être presque au centre de la photo, sur l’autre rive donc.

Le bled

Ooboke est un bled minuscule. En gros, il y a la rue sinueuse pour descendre du pont à la gare et c’est tout.
Une boutique à touriste/restauration en saison et un kombini dans le virage, un magasin de bière/sake en bas.
Le long de la route qui longe la rivière Yoshino, des maisons, quelques artisans… Et un peu plus loin des « musées » dont celui des onni, kappa etc et l’embarcadère, l’attraction touristique du coin. Tout ça au ras de la route, construit à moitié en surplomb de la rivière, à grand renfort de béton et structures métalliques, rien de vraiment glamour, mais c’est aussi ça le Japon typique.
De petits cimetières familiaux émaillent les pentes comme partout au Japon, des tas de bâtiments laissés à l’abandon, comme partout au Japon…
La dame préposée à l’entretien de la gare est très amicale.
Quand il a plu on est venus se réfugier dans la salle d’attente. Ce jour-là, ou un autre je ne sais plus, la dame avait comme compagnie une mante religieuse.
Et quand on était sur le quai le jour du départ, elle a fait revenir Nicolas dans la gare avec insistance pour lui donner 2 gros sacs de bricoles, un pour chacun, contenant à manger et à boire, au risque qu’il loupe le train d’ailleurs 🙂

En période de vacances japonaises il doit certainement y avoir beaucoup de passage, pour aller en bus à Kazurabashi ou grimper le mont Tsurugi, pas mal de ryokan/onsen sont perdus dans les montagnes alentours, mais là c’était bien désert et donc parfait.
La vallée Ooboke/Kooboke est parallèle à la bien plus touristique vallée d’Iya.




Le ryokan

Parce que le souci du détail dans l’accueil, quoique souvent extrêmement gênant, c’est tout de même la classe

Oobokekyo mannaka.
On leur a donné notre heure d’arrivée et une voiture nous attendait à la gare. Il n’y a quelques minutes de trajet en voiture mais à pied, de nuit, avec les valises et sans connaître le dénivelé, bof. Le monsieur est très gentil, les gens de l’accueil aussi, on a eu des stagiaires qui venaient improver leur english je pense. Il y a la classique boutique d’omiyage dans le hall. Il y a aussi un graaaand panneau avec les noms et les nationalités des occupants des chambres en face de la porte d’entrée … (nan mais la gênance quoi :D).
Chambre plutôt classe, vraiment spacieuse aux standards japonais.
J’ai dû mettre plus d’une heure pour trouver comment ouvrir la fenêtre, ouverture de 15cm sur pivot central, connaissais pas. Vue de merde mais on s’en fout.
On ne dirait pas comme ça sur les photos mais c’est caniculaire.
Ce sont surtout les repas kaiseki (会席料理) wafuu (和風, de style japonais) qui coûtent très cher. Et la bière, hem.
Et il est compliqué sans voiture vu la situation de l’établissement et la taille du bled à coté d’aller manger ailleurs. On n’y a d’ailleurs vu aucun réel resto hormis les snacks des musées, on a même pas regardé si c’était ouvert, snack à touriste, bof.
Les bâtiments ryokan sont souvent vraiment craignos de l’extérieur, à moins d’aller réellement dans un établissement bien tradi qui coûte une blinde je suppose, les extérieurs et abords laissent souvent un goût de bien vétuste.
Pas franchement sales, juste bien délabrés dans les coins, avec des trucs qui traînent, des tuyaux apparents, beaucoup de ciment, des bouts de métal rouillés, du bricolage wtf, la cage d’escalier qui ressemble plus à un escalier de secours qu’à un escalier d’hôtel un peu classe… tout ça donne une impression globalement glauque. Mais les locaux sont bien propres à l’intérieur.
Il y a des bains privatisables au dernier étage. Et ça c’est priceless. Enfin… si bien sûr, évidemment il y a un surcoût…



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