Second passage à Kinoura à l’est en bus cette fois

Le « vrai Japon » pour moi, vétuste limite glauque, trop bétonné, pas piéton friendly du tout…

7 octobre
On avait repéré des arrêts de bus pas loin du ryokan alors on a décidé d’en prendre un pifométriquement vers l’est de Hakatajima.
Descente du bus dans un bled sans savoir que c’était le même que la veille à vélo, on a reconnu plus tard. J’avais des impression de déjà vu pendant le trajet mais bon, comme je deviens folle avec l’âge, je croyais que c’était ça.
Un peu désorientés donc. Nicolas a été demander à la poste s’il n’auraient pas un plan du bled par hasard. Mon dieu. Branle-bas de combat, une jeune dame nous a fait comprendre de venir avec elle et nous a accompagnés jusqu’à un autre bâtiment un peu plus loin. Genre quelques centaines de mètres quand même hein.
On a juste suivi la dame gentiment, très embêtés de causer de la gêne et sans être complètement sûrs qu’elle avait compris ce qu’on cherchait. Je ne compte plus les fois où j’ai ressenti ça au Japon. A la fois terriblement gênée d’embêter quelqu’un et en plus quasi sûre que la personne n’a rien compris et fait semblant pour ne pas perdre la face… Horribles moments de solitude…Enfin là ça nous a aidés quand même 🙂
Le bâtiment était la mairie mais on ne le savait pas. On a sorti le dico ensuite pour checker les kanji du fronton, ce qu’on aurait pu faire avant…
A notre décharge, de l’extérieur, ça ressemble à un siège d’entreprise des années 70 (à savoir pas tape à l’œil, grand, gros et moche). Et de l’intérieur ça ressemble une entreprise aussi, avec des tables qui font le tour de la pièce immense et au milieu desquelles il y a des gens affairés et du bordel, le tout éclairé par néons sur faux plafond. J’avais l’impression d’être dans les bureaux d’une quelconque manufacture du siècle passé. Pour bosser là, il suffit de prendre une chaise à roulettes et ressorts des années 50 et de s’installer en déplaçant une pile de paperasse pour se faire un coin travail quelque part sur les dizaines de mètres de bureau… à l’ancienne: un méga mais méga open space… ou un entrepôt mais bas de plafond…
Enfin l’opposé de ce que je connais du Japon touristique, pas d’apparences, de fake, de mise en scène et rien de tourné vers l’accueil d’un quelconque public. J’ai bien aimé.
Puis pareil, conciliabule, branle-bas de combat, remerciements courbettes à la dame qui est tout de suite repartie bosser à la poste et enfin un monsieur nous a donné ce qu’on cherchait.
Tout ça pour dire qu’on a eu l’impression de demander un truc bizarre et d’être regardés comme des extra terrestres mais que la mairie avait bien un plan avec des informations touristiques 🙂
Ravitaillement dans un tout petit konbini, beaucoup de choses intéressantes. La dame à la caisse a dû s’absenter suite à un coup de fil et a fait appel en coulisses à obaasan pour encaisser. On a trouvé des Pocky menthe choco super bons qu’on a mangé assis sur le parapet entre le port et le chantier naval.
En déambulant vers la mer, on est entré dans un magasin de fringues, j’y ai fait l’acquisition d’un chapeau de soleil de vieille. Je l’aime bien.
Puis on est monté voir le temple-musée du coin, Hakatafurusato.
Seuls sur la route, seuls en haut: c’était fermé. Ce qui nous a embêtés surtout c’était que bâtiment fermé= pas de toilettes. Donc on a pas traîné à redescendre.
Sinon jolie vue en audiorama sur les chantiers navals du coin, les flanc de collines boisés, les flancs de colline bétonnés tout aussi nombreux, les autres quartiers de maisons et bassins d’élevage de poissons peut-être, la mer, le ciel, les autres îles, le trafic maritime…
En bas, on a aussi traîné dans des ruelles, vu des maisons habitées, des maisons abandonnées…
Au moment où on se dit qu’on est peut-être arrivés sur la route qu’emprunterait éventuellement un bus potentiel de retour, on en voit passer un. Les arrêts ne sont parfois matérialisés que d’un seul coté de la route. On attend donc en face d’un arrêt dans le sens opposé à celui voulu, pas de poteau donc pas d’horaires. On a attendu longtemps, trèèèèèès longtemps.
Finalement au moment où un gentil type est sorti de sa voiture pour nous demander s’il pouvait nous conduire quelque part est arrivé ce putain de bus.
Qu’on a choisi de prendre après avoir moultement remercié le monsieur qui n’étant visiblement pas japonais d’origine parlait donc très bien anglais :p
Retour dans notre quartier quasi à la nuit (vers 17h30 quoi)

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