Kinoura, 伯方町叶浦
Balade de fin de journée dans le bled
Fin de journée vendredi 4 octobre.
Donc on est arrivés au bled en bus depuis Imabari. Le trajet se fait par une autoroute à ponts gigantesques entre les îles.
On a du mal à définir ce qui fait « le bled » parfois au Japon, et ici particulièrement. Le macadam peut-être… Je n’ai pas assez voyagé ailleurs qu’en France dans ma vie pour savoir ce qui fait un bled ailleurs (jamais en fait).
En France par exemple c’est l’église, ou bien la mairie, avec des habitations autour, il y a ou il y eu un « centre-ville », un endroit où les gens vivent.
Ici non, le bled est une très large route bordée de pistes cyclables, l’immense parking des arrêts de bus, le petit Lawson et son très grand parking perso, l’énorme Zag-zag (méga droguerie principalement, des tas de produits de beauté, de soins divers, un peu de bouffe au fond) et son très grand parking, un temple quand même faut pas déconner, le musée du coin avec son incontournable boutique touristique (le sujet du musée osef en général, l’important c’est de vendre des trucs qui peuvent servir d’obligatoires omiyage) et son propre méga parking, un delphinarium au bout de la plage que je me refuse à approcher tellement ça me choque comme idée (avec mégaparking évidemment), une bonne grosse zone de services/entrepôts (avec chacun leur parking hein), une plage, et puis un chantier naval monstrueux, à moins de 100m duquel des hlm bien glauques.
Et à chaque sonnerie des 3 huits, qui rythme la vie ici, une vague de types en habits de travail et bottes va et vient…
C’est ça le bled.
Quand on est touriste, c’est cool, tout est cool. Quand on vit là par contre ça me parait probablement loin d’être le pied.




























Le ryokan
Le shimanami ryokan est un établissement rustique de style japonais, 2 étages, une vingtaine de chambres.
Beaucoup de cyclistes de passage pour juste la nuit.
Donc les formalités de check-in sont minimales du moment que tu payes d’avance.
Les chambres sont immenses, assez propres mais bien vétustes. Avec la clim dieu merci, parce qu’il faisait vraiment très chaud. Ecologiquement je suis contre le fait d’avoir une clim, mais vu l’isolation inexistante des bâtiments ici… double carton rouge pour le pays…
A plusieurs endroits des couloirs des chambres, de quoi faire le thé et micro ondes, frigo partagé sur le palier, prospectus tout ça…
Machine à laver dans les toilettes.
Toilettes communs, « propres » sauf si on regarde dans les coins. Pas très propres du tout les coins. Genre le lavabo nettoyé au centre, les poubelles vidées, mais l’étagère au dessus dégueulasse, comme le robinet et je ne parle pas du carrelage du mur…
Toilettes à la japonaise traditionnelles, portes avec de l’espace en dessous, de l’espace au dessus et pas de porte générale avec le couloir, l’escalier de l’étage juste en face et le palier. Tout le monde est donc au courant de ce que fait tout le monde, alors on préfère quand on peut, profiter des toilettes publics ou de ceux du Lawson: 2,5km pour aller chier, comment dire… mangeons du riz.
Les 2 salles de bain communes sont utilisées par pas mal de gaijin qui font souvent fi des mœurs locales de propreté, de respect et d’hygiène élémentaire les porcs. Par exemple on a retrouvé les surippa des toilettes au beau milieu de la salle de bain, des paquets de cheveux dans le lavabo ou sur le sol du coin douche, des coton-tiges pas mis à la poubelle, les serviettes n’importe où alors qu’il y a un bac… bon on y peut rien, il n’y a certainement pas que les gaijin qui sont en cause mais disons que sans doute principalement quand même 🙂
On a pas testé les repas, les coms sur le net ne donnaient pas envie. On a préféré se nourrir au Zag-Zag, au Lawson…
Un plancher sommaire sur les tôles du toit sert d’étage supplémentaire en partie couvert pour étendre le linge.














